Radio-Canada a annoncé en mai le départ de Céline Galipeau du Téléjournal 22 h, puisque la cheffe d’antenne se consacrera désormais à une nouvelle émission d’affaires publiques internationale qui sera diffusée sur RDI.
Elle a grandi en Afrique
Céline Galipeau a passé son enfance en Afrique. Elle est née d’un père canadien qui travaillait pour l’UNESCO et d’une mère infirmière vietnamienne. Son intérêt pour l’actualité a toujours fait partie d’elle.
« [À 20 h], on écoutait le bulletin de la BBC en français à la radio tous les soirs. Après, mes parents nous racontaient un peu l’actualité, nous expliquaient ce qu’on n’avait pas compris. »
Avec sa mère, elle parlait aussi de la guerre du Vietnam, des conflits et de la manière dont sa mère était partie de ce pays.
Elle a écrit des nouvelles pour Paul Arcand
Céline Galipeau a commencé sa carrière à la radio de CJMS, la nuit. Souvent, elle préparait des textes de nouvelles sur ce qui s’était passé la nuit pour remettre à ses collègues qui prenaient la relève le matin, dont Paul Arcand, qui s’occupait du bulletin du matin.
« Le matin, je préparais des textes et puis je les laissais sur le bureau de Paul Arcand. […] Des fois, j’étais sur le pas de la porte, et là, je le voyais prendre toutes les feuilles, qui partaient à la poubelle. Parce que Paul écrivait ses propres textes. Mais je lui laissais quand même une petite base. »
Céline Galipeau était en entrevue à Mimosa avec Monic Néron, qui a bien connu Paul Arcand.
Elle se passionne pour le travail sur le terrain à l’étranger
En entrant à Radio-Canada, en 1984, son objectif était d’être correspondante à l’étranger. C’est ce qu’elle a fait pendant 14 ans en couvrant la guerre du Golfe, la guerre civile en Algérie, le Kosovo, l’Afghanistan, la guerre en Tchétchénie, etc.
« Le terrain, c’est l’antidote de la désinformation. »
Elle a d’ailleurs fait une place importante aux nouvelles internationales dans le Téléjournal. En février dernier, elle a présenté une édition spéciale du Téléjournal depuis Kiev, en Ukraine, durant laquelle elle a interviewé Volodymyr Zelensky.
Elle ne manquera pas de mettre en lumière le travail des correspondants et correspondantes de Radio-Canada dans sa nouvelle émission d’affaires publiques internationales.
Elle fait de la plongée sous-marine
Outre sa grande passion pour l’actualité, l’actualité et encore l’actualité, Céline Galipeau nous révèle avoir un autre passe-temps.
« J’ai une passion. Quand je peux aller sur le bord de la mer, j’aime beaucoup faire de la plongée sous-marine. C’est ça qui me détend le plus. »
Céline Galipeau a fait cette révélation en entrevue à Bonsoir bonsoir.
Elle est aussi Céline Galipette
Dans le balado jeunesse El Kapoutchi, on fait référence à la lectrice de nouvelle en la surnommant Céline Galipette .
« Bonjour, ici Céline Galipette. Panique au centre-ville, c’est du jamais vu. Tous les enfants sont pris d’une épidémie de bêtises. Pour en parler, on joint notre envoyé spécial sur place, Mike Crophone. »
Elle a également été présentée comme la sémillante (et autres adjectifs) Céline Galipeau par Guy A. Lepage, tous les dimanches soirs à la fin de Tout le monde en parle. Céline Galipeau a eu droit à un montage de toutes ces coquettes présentations lors de son passage sur le plateau de Guy A. Lepage ce printemps.
Elle est grandement appréciée de ses collègues
Ses collègues lui ont rendu un hommage surprise à la fin du Téléjournal jeudi soir. Céline Galipeau en a été grandement émue. On voit bien que ses collègues apprécient autant son professionnalisme que son humanité.
À propos de sa nouvelle émission sur ICI RDI
Céline Galipeau s’est fait offrir d’animer, à partir de l’automne, une émission d’affaires publiques internationales. Elle dit qu’avec le changement de l’ordre mondial et les bouleversements qu’on connaît , c’était une offre qu’elle ne pouvait pas refuser.
« Il y a tellement de choses que j’aurais voulu expliquer plus en profondeur au public au Téléjournal, mais ce n’est pas toujours possible parce que l’actualité va trop vite. »
Chaque semaine, un sujet sera expliqué et décortiqué en profondeur par les correspondants et correspondantes de Radio-Canada qui sont sur le terrain. Elle souligne que le diffuseur public a cette chance de pouvoir compter sur une solide équipe.
« On veut mettre nos correspondants à contribution parce qu’on voit beaucoup d’experts en ce moment, mais nos correspondants ont une expérience tout à fait unique de terrain, c’est ça qu’on veut mettre en valeur. »
L’émission d’une heure sera diffusée en direct sur ICI RDI.
Qui remplacera Céline Galipeau?
C’est la journaliste Azeb Wolde-Giorghis qui devient cheffe d’antenne du Téléjournal de fin de soirée à compter du 17 août. Cette journaliste de 25 ans de métier a pratiqué un peu partout au pays et à l’étranger. Au moment d’accepter cette fonction, elle était correspondante à Washington.

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1 week ago
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