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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe retour du multi-instrumentiste australien Tame Impala et des vétérans belges de l’électro Soulwax, un album live de David Gilmour, ainsi que de nouveaux opus pour les artistes québécois Patche, Vanille et Alix Fernz : voici un survol des sorties musicales qui ont marqué la dernière semaine.
Symphonie publicitaire sous influence - Alix Fernz
Véritable ovni musical à l’ambiance troublante, le deuxième album du Montréalais Alix Fernz est un voyage acide dans un monde de la nuit dystopique marqué par les excès.
Avec son esthétique lo-fi, ses voix saturées, ses guitares sinueuses et ses synthétiseurs rétro, le jeune musicien propose un punk dansant et carnassier qui évoque l’atmosphère brumeuse d’un club souterrain aux petites heures du matin. C’est rugueux, mais c’est efficace.
L’album parle de problèmes de dépendance, des complexes sociaux, de révolte, de comportements problématiques, de prévention du suicide… Globalement, ça parle des imperfections du mode de vie nocturne dans un milieu urbain, résume l’artiste dans un communiqué.
Un chant d’amour - Vanille
L’autrice-compositrice-interprète Rachel Leblanc, alias Vanille, lance vendredi Un chant d’amour, un troisième album qui baigne dans la sunshine pop des années 1960 et 1970, un sous-genre de la pop à l’atmosphère lumineuse évoquant des groupes comme The Beach Boys, The Mamas and the Papas et le chanteur Burt Bacharach.
Voix éthérées, rythmes langoureux et mélodies accrocheuses sont au cœur de ces 10 nouvelles chansons qui font du bien à l’âme. Plusieurs musiciens de la relève contribuent à l’album, dont Samuel Gendron, alias Allo Fantôme (Révélation Radio-Canada 2025-2026), ainsi qu’Arielle Soucy et Raphaël Pépin-Tanguay de Velours Velours.
Vanille signe les textes des chansons, ainsi que toute la musique avec son partenaire de création Christophe Charest-Latif, qui réalise aussi l’album.
All Systems Are Lying - Soulwax
Les fans de Soulwax attendaient depuis longtemps le nouvel album studio du duo belge, porte-étendard du rock électronique depuis des décennies, comme l’ami du groupe James Murphy, leader de LCD Soundsystem.
Les frères producteurs, et prolifiques remixeurs, ont lancé en 2020 un album expérimental et complètement instrumental, mais leur dernier opus en bonne et due forme, From Deewee, remonte à 2017.
All Systems Are Lying marque leur retour avec une production taillée au scalpel qui retourne aux racines hybrides du groupe. L’objectif était de créer un album rock [sans] guitares électriques, expliquait le duo dans un communiqué en mai dernier au lancement des simples Run Free et All Systems Are Lying, la pièce-titre.
Entre des titres plus grand public comme Run Free et Gimme A Reason, le groupe conserve sa touche expérimentale en jouant avec les mathématiques rythmiques, comme sur la brève mais déroutante Meanwhile on the Continent avec ses congas hyperactifs.
Deadbeat - Tame Impala
Certains adeptes de la première heure de Tame Impala n’ont pas adhéré à l’évolution musicale Kevin Parker, multi-instrumentiste australien et cerveau du projet depuis ses débuts en 2010 avec Innerspeaker.
À compter de Currents (2015), les guitares saturées et l’empreinte du rock psychédélique se sont effacées au profit d'une pop électronique de plus en plus léchée et millimétrée. Un virage qui a ouvert le producteur à un public plus large et à des collaborations avec des vedettes comme Dua Lipa, Travis Scott et Lady Gaga.
Sur Deadbeat, Tame Impala prend un pas de plus vers la pop avec un album dominé par les rythmes électroniques, laissant loin derrière la batterie que maîtrise pourtant très bien Kevin Parker. Les chansons ne sont pas pour autant dénuées d’éléments organiques; on pense au piano qui ouvre l’album sur My Old Ways et qui conclut No Reply, ou aux guitares de Loser.
Les adeptes du Tame Impala nouveau genre trouveront forcément des pépites sur cet opus, mais tous ne seront pas nécessairement convaincus par les nombreux détours pris par Kevin Parker, entre la pop naïve de Piece of Heaven, l’épopée techno Ethereal Connection ou le vague reggaeton d’Oblivion.
Mode - Patche
Le quintette montréalais Patche lance vendredi Mode, son troisième album en trois ans. En véritables hommes-machines, les cinq musiciens proposent une techno frénétique et hypnotique qui pousse l’idée de groove dans ses derniers retranchements.
C’est un peu angoissant, un peu claustrophobique, évoquant un futur rapproché où la créativité humaine et le langage des machines ne font plus qu’un. On pense naturellement à Aphex Twin, tout en percevant derrière les textures numériques la touche organique de cinq musiciens habitués à jouer sur de vrais instruments.
Mode peut se prêter à la pise de danse, mais c’est aussi un album pour les mélomanes, qui se dévoile un peu plus à chaque écoute.
The Luck and Strange Concerts - David Gilmour
Pour célébrer sa tournée complète à guichets fermés Luck and Strange en 2024, l’ex-Pink Floyd David Gilmour sort son troisième album live solo, intitulé The Luck and Strange Concerts.
L’album propose 23 morceaux – l’intégrale de l’album Luck and Strange, mais aussi des classiques de Pink Floyd – enregistrés lors de différentes dates de cette courte tournée à Rome, Londres, Los Angeles et New York. Cette compilation est présentée exactement comme le spectacle, avec les chansons dans le même ordre.
David Gilmour a d’ailleurs lancé le mois dernier le film-concert Live At The Circus Maximum, tourné dans le cadre de la même tournée au légendaire Circus Maximus de Rome.

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8 months ago
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