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Bon cop, bad cop, la série : « Je veux que les gens trippent », dit Patrick Huard

10 months ago 39

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Patrick Huard veut « exploser » la mythologie de Bon cop, bad cop dans la nouvelle série qu’il souhaite hautement divertissante, dont la diffusion est prévue sur Crave en 2026. « Tous les jours, je pense au public. Je veux que les gens trippent », a-t-il résumé sur le plateau, mercredi à Montréal, alors que les médias assistaient au tournage de la série à l’invitation de la plateforme canadienne.

L’adaptation télévisuelle de la saga lancée en 2006 s’éloigne de la dualité francophone-anglophone des deux premiers films, avec l'ajout d'un troisième policier autochtone – Joe Broom, incarné par l’acteur mi’kmaw Joshua Odjick – aux côtés du tandem formé par David Bouchard et Martin Ward.

[Au départ], on était dans la dualité anglo-franco un peu clichée, avec un gars straight et un gars rock en opposition; la formule classique d’une comédie policière. Et là, je me suis dit, ça s’explose-tu cette affaire-là?

Un homme se tient d'un air solennel devant une maison.

Joshua Odjick se glisse dans la peau de Joe, le chef de police de Gesgapegiag.

Photo : Crave / Bell Média

Selon Podz, réalisateur de la série, le format plus long – six épisodes d’une heure – permet aussi d’explorer plus en profondeur les personnages.

Je pense que ceux qui ont aimé les films vont reconnaître le style Bon cop, bad cop [...], mais on va aller plus loin dans l’humanité des personnages, ou leur inhumanité, a-t-il expliqué à Radio-Canada, entre deux scènes derrière la caméra.

Le personnage de Patrick, David, commence à se poser des questions sur comment il fait les choses, à se demander s’il est trop tête folle. Et il se pose des questions sur les conséquences de ses gestes sur les gens proches de lui.

Martin Czerny, nouveau partenaire de jeu de Patrick Huard

Colm Feore, qui a incarné l’homologue anglophone de Patrick Huard dans les deux premiers films Bon cop, bad cop, a dû renoncer à jouer dans la série en raison d’un conflit d’horaire avec un autre projet.

À sa place, dans le rôle de Martin Ward, on trouve l’acteur canadien Henry Czerny, qui a notamment incarné Eugene Kittridge, ennemi juré d'Ethan Hawke (Tom Cruise) dans quatre films de la saga Mission : Impossible. Attrapé entre deux scènes, il a vanté les talents de son partenaire de jeu.

Patrick est un acteur et un raconteur d’histoires incroyablement doué, spontané et brillant techniquement. Travailler en face de lui, c’est se préparer, faire ses devoirs, étudier, nourrir le personnage et arriver sur le plateau pour explorer, a-t-il résumé. C’est la peur et l’excitation, à parts égales.

L'acteur pose le bras sur un bureau dans un local d'un poste de police.

Henry Czerny dans le rôle de Martin Ward

Photo : Crave / Bell Média

Au-delà du changement d’acteur, la relation initialement glaciale entre les personnages de David Bouchard et de Martin Ward a également évolué, selon le comédien torontois. Ils sont comme deux frères qui s’aiment, mais qui se chamaillent souvent, poursuit le comédien.

La lutte linguistique est moins présente. En fait, ce n’est pas une lutte : ils se complètent. Comme deux frères qui, ensemble, peuvent accomplir n’importe quoi, mais séparément, peut-être pas.

Les conseils de Quentin Condo

Bon cop, bad cop est réalisée par Podz. En plus d’y incarner David, Patrick Huard chapeaute l’équipe d’auteurs de la série, composée de Michel Jean, Suzie Bouchard, Éric K. Boulianne, Sébastien Ravary, Benoît Chartier et Quentin Condo, rappeur mi'kmaw de Gesgapegiag qui agit à titre de conseiller scénaristique.

Plusieurs épisodes ont été tournés au sein des communautés autochtones à Wendake, près de Québec, ou à Gesgapegiag, en Gaspésie. On est allés chercher plusieurs non-acteurs dans les communautés. Et ç'a été tellement des belles rencontres, explique Anik Jean, qui signe la trame sonore originale de la série.

Je pense qu’il y a un gros message dans la série et qu’on va vivre quelque chose. J'aime amener des messages et des discussions entre les gens, lorsqu’ils finissent un épisode. Je pense qu’on a réussi à ce niveau-là.

Une équipe de tournage à l'oeuvre sur un plateau extérieur, l'été.

La série télévisée «Bon cop, bad cop» est tournée en partie à Wendake, en banlieue de Québec.

Photo : Radio-Canada

Patrick Huard affirme toutefois que les sujets plus sérieux abordés dans la série ne devraient pas l’être au détriment de l’aspect ludique qui a séduit les adeptes des films Bon cop, bad cop. Il promet une série enlevante, bourrée de cascades et d’explosions.

Je veux leur en mettre plein la vue, je veux qu’ils trippent, qu’ils pleurent, qu’ils rient. Ça n’exclut pas de continuer à s’ouvrir l’esprit, mais les gens regardent quand même la télé pour avoir du fun.

La série Bon cop, bad cop met aussi en vedette Sarah-Jeanne Labrosse, Christine Beaulieu, Nathaniel Arcand, Robin-Joël Cool, Antoine Vézina et de nombreux nouveaux talents autochtones. Les drag queens Rita Baga, Mona de Grenoble, Barbada, Bobépine ainsi que Bambi Dextrous sont aussi de la distribution.

Avec les informations de Nabi-Alexandre Chartier

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