PROTECT YOUR DNA WITH QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayL’auteur-compositeur-interprète Marc Déry, ancien leader de Zébulon, a dévoilé vendredi son sixième album solo, J’aime ça quand t’es là. À 61 ans, le musicien semble s’amuser plus que jamais sur ces 12 nouveaux titres tantôt ensoleillés, tantôt nostalgiques, qui évoquent les dernières étreintes du soleil avant l’emprise inévitable de l’automne.
L’album s’ouvre avec Aquarium, sur le son d’un filet d’eau qui coule doucement, avant que résonnent les premiers accords de synthétiseur. On entend ensuite la contrebasse de Pierre-Luc Cérat (Bran Van 3000), qui sert de moteur à plusieurs chansons de l’album.
Ça paraît dans l’album qu’on est deux bassistes et qu’on trippe là-dessus. Souvent, on a mixé des contrebasses et des basses ensemble pour donner un son particulier, explique celui qui était chanteur, guitariste et bassiste au sein de Zébulon.
Le refrain de la chanson donne aussi son nom à l’album : J’aime ça quand t’es là. Quand j’ai trouvé cette phrase-là, j’ai trouvé que ça englobait bien mon état d’âme pour cet album, affirme le musicien.
J’aime ça quand t’es là, je trouvais que c’était une belle façon de dire son amour pour quelqu’un. Et ça se dit à l’ami, au parent, à l’amoureux, ça se dit à tout le monde.
L’album est imprégné d’un mélange de sérénité et de sincérité qui laisse entrevoir un artiste débarrassé de toute pression, après bientôt 35 ans de carrière.
Mon amour pour le métier est intact et peut-être plus grand encore, parce qu’il y a toutes sortes de trucs qui sollicitent l’ego quand tu fais ça, mais ça disparaît au fil des années, dit-il.
Le pouvoir du récit
Les textes de l’artiste ont un côté narratif qui donne une impression de proximité avec leur protagoniste. C’est particulièrement vrai sur Vlad Couture, point fort de l’album qui nous replonge dans la jeunesse de Marc Déry, sur le terrain de baseball.
Sur un jazz vaporeux aux vagues accents trip-hop, le jeune homme s'apprête à lancer la balle lorsqu’il croise les yeux de sa blonde et de son rival Jean Vladimir Vlad Couture, assis ensemble dans les gradins. Cette vision le déstabilise, mais il s'efforce de rester concentré sur la balle dans son gant, phalanges sur couture.
On comprend rapidement que le jeune homme se fait voler sa Pénélope par Vlad Couture, qui lui dit du tac au tac que personne n’est à personne. J’t’en ai jamais voulu Vlad Couture, même si tu m’as clanché quatre coups sûrs, chante Marc Déry, bon joueur dans ce revers au jeu de la séduction.
Sur plusieurs pistes, l’album évoque les meilleurs moments de Daniel Bélanger, tant pour son goût des mélodies recherchées que pour ses textes personnels et imagés. Ce n’est pas une coïncidence : les deux artistes se sont mutuellement inspirés à leurs débuts. Ils ont d’ailleurs déjà collaboré, notamment sur La cabane à Félix, chanson tirée du premier album solo de Marc Déry.
Daniel Bélanger a déjà raconté à quel point ce disque paru en 1999 l’avait happé, le citant comme une influence majeure pour son opus incontournable Rêver mieux, sorti deux ans plus tard.
Sur le plan musical, Marc Déry ratisse large. Sur One Way, il nous ramène dans les années 1990 avec des titres qui évoquent des artistes comme Sublime ou Beck, et leur penchant pour le hip-hop. Alors que sur Kekpart, lorsque le rappeur Imposs prend le micro, on se téléporte sous les néons d’une boîte de nuit anonyme au petit matin.
Pour l’amour du MPC
Comme son prédécesseur Atterrissage (2019), ce nouvel album mêle avec subtilité les textures électroniques et organiques, avec un accent mis sur ces dernières.
L’artiste et bidouilleur affirme cette fois-ci être tombé en amour avec une boîte à rythmes légendaire utilisée depuis des décennies par les producteurs de hip-hop, le MPC, qui permet notamment d'échantillonner de vrais instruments à la volée
C’est important pour moi que ça reste organique, même si c’est tout découpé en morceaux et remis dans un MPC, explique-t-il.
Même s’il est dorénavant un vétéran de l’industrie, Marc Déry souligne qu’il ne se sent pas dépassé, ni sur le plan physique ni sur le plan créatif. Il s’amuse encore autant en studio et sur scène qu’il y a 30 ans.
Il faut s’amuser. Tant qu’il n’y a pas de fun en studio, pour moi, ce n’est pas valable. Le plaisir, ça s’entend quand tu fais de la musique. Pour moi, c’est vraiment primordial. Quand tu as du fun, il y a cette flamme qui brûle, conclut-il.
Avec les informations de Nabi-Alexandre Chartier

.jpg)
8 months ago
117










English (US) ·