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L’histoire à l’origine de la chanson À hauteur d’homme, de Vincent Vallières

2 weeks ago 22

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Il y a de ces chansons qui prennent leur temps… Du temps à être composées, puis le temps qu’il faut pour se loger dans les cœurs.

La pièce À hauteur d’homme de Vincent Vallières, parue sur l’album Le temps des vivants en 2017, en est un bon exemple. Vallières a réalisé un véritable travail d’orfèvre pour aboutir à cette pièce, chaque mot ayant été choisi avec soin, et ce, sur plus d’une décennie.

Il y avait tout d’abord une phrase qui roulait en boucle dans la tête de Vincent depuis des années. Puis, sans le savoir, Les Cowboys Fringants ont inspiré la suite de la composition…

Le 31 décembre 2009, on joue au Centre Bell avec Les Cowboys Fringants et le groupe m’offre le livre J’habite une ville de Pierre Perrault. D’autres sections de la chanson ont grandi. Après, j’étais à Montréal, c’était l’été, je suis allé courir, puis en revenant, peut-être en 40 minutes, ça s’est bouclé. C’est un épisode qui a duré probablement, 12 ans de ma vie. (rires)

À hauteur d’homme est une chanson qu’il voulait hors des circuits tendance. Il espérait qu’elle allait faire son chemin, à sa façon.

Je la voulais à côté du temps. Je ne la voulais pas à la mode dans son propos, sachant que c’est ça qui ferait en sorte qu’elle resterait peut-être à la mode au fil du temps. Quasiment 10 ans plus tard, constater que la portée de ces mots-là est plus grande maintenant qu’elle l’était à la sortie, c’est quelque chose qui continue de m’intriguer dans mon cheminement d’écriture.

Vincent Vallières et Anne Boucher en visioconférence.

3:00

Vincent Vallières explique l'histoire à l'origine de la chanson « À hauteur d'homme ».

Photo : Radio-Canada

Il y a plusieurs passages de cette pièce qui, effectivement, restent en tête et m’habitent depuis des années. Quand Vincent chante : Ma mère coupait les cheveux, pis exigeait que je fasse de mon mieux, je ne peux m’empêcher de faire un lien avec la lecture de son recueil Du bitume et du vent.

Apprendre à lire a été un parcours laborieux pour le jeune Vincent. Par chance, il a eu une maman qui ne l’a jamais lâché, l’amenant tous les soirs à la bibliothèque. On comprend alors qu’elle a, elle aussi, participé à sa façon à la naissance de l’auteur-compositeur qu’il est devenu… à être celui qui fait de son mieux.

Tsé, Anne, on est la somme de beaucoup d’amour. J’ai eu la chance d’être cet enfant-là.

Je comprends maintenant pourquoi Vallières conclut les concerts de sa plus récente tournée avec cette pièce, qui l’émeut encore chaque soir.

Certaines chansons prennent leur temps. Douze ans à s’écrire, presque dix autres à révéler toute sa portée, À hauteur d’homme aura simplement pris le temps qu’il fallait pour se loger dans les cœurs.

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