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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLancée sur la plateforme Crave le mois dernier, la série du Montréalais Jacob Tierney Rivalité passionnée (Heated Rivalry), qui raconte l’histoire d’amour secrète entre deux joueurs de hockey, connaît un succès mondial. Bell Média, qui possède Crave, a annoncé vendredi qu’une deuxième saison allait voir le jour.
Adaptée de la série de livres de la Néo-Écossaise Rachel Reid, Rivalité passionnée est centrée autour de Shane Hollander (Hudson Williams) et d’Ilya Rozanov (Connor Storrie), deux joueurs rivaux sur la glace qui tombent amoureux l’un de l’autre. La série est également portée par l’acteur québécois François Arnaud, qui incarne Scott, un capitaine d’équipe de hockey qui vit une relation amoureuse cachée.
À l’heure où la romance a la cote dans les librairies, la dimension romantique de cette série séduit le public, mais Rivalité passionnée plaît également en raison de l’alchimie entre les deux acteurs principaux et de ses nombreuses scènes sensuelles.
Ça utilise un côté un peu titillant pour accrocher le public, mais je pense que les gens vont se rendre compte, s’ils regardent toute la série, qu’il y a beaucoup plus que ça, souligne François Arnaud, qui s’est beaucoup entraîné au gymnase et à la patinoire pour être crédible en joueur de hockey, lui qui ne pratique pas ce sport.

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Basée sur le roman éponyme de l’autrice néo-écossaise Rachel Reid, « Rivalité passionnée » suit deux vedettes de hockey d’équipes rivales qui développent une relation secrète en dehors de la patinoire.
Photo : Bell Media
Une grande vague d’amour pour la série
Depuis son lancement, Rivalité passionnée, dont le dernier épisode sera mis en ligne le 26 décembre, a vu son audience augmenter de 400 %, selon la plateforme Crave. Cette série est aussi diffusée sur la plateforme HBO Max aux États-Unis et en Australie et, vendredi, Bell Média a annoncé qu'elle a signé une entente pour que sa création soit également visible sur HBO Max en Europe, en Amérique latine et en Asie.
Il y a comme une grande vague d’amour pour la série [...]. J’espérais que ça puisse faire jaser, pas nécessairement faire controverse, mais peut-être faire tomber certains tabous, parler de l’homophobie dans le sport et [aborder la question de] cette culture de l’hypermasculinité dans le sport.
Ce succès ravit également Jacob Tierney, qui réalise et coproduit cette série. C’est après avoir lu la série Game Changer, dont fait partie Heated Rivalry, que ce Montréalais a décidé de demander les droits d’adaptation de ce roman de Rachel Reid alors même qu’il n’avait pas de plan précis en tête.
Ce sont des livres assez sexuels et assez explicites, mais je savais qu’il y avait, dans cette histoire, quelque chose qui m’avait captivé, explique-t-il. J’ai dit : "Je vais trouver une manière de le faire."
Ce grand admirateur des Canadiens de Montréal a aussi été conquis par la complexité des personnages, dont les vies privées et publiques diffèrent.
De plus, les joueurs de hockey sont auréolés d’un certain mystère. Gladiateurs sur glace, ils se présentent sur la patinoire casqués, le visage masqué par une grille, le corps caché par des épaulières et par d'autres équipements de protection.
On ne les connaît pas beaucoup, constate Jacob Tierney. Ils ne sont pas émotionnels comme d’autres athlètes, au soccer [par exemple].
Il n’y a pas beaucoup d’occasions au hockey d’être vulnérable. Quand on raconte une histoire d’amour, on a beaucoup de vulnérabilité.

Le Québécois François Arnaud incarne le personnage de Scott. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Arthur Mola
Montrer du sexe queer
Lui-même queer, Jacob Tierney aurait aimé pouvoir écouter une série comme Rivalité passionnée quand il était adolescent.
Voir que tu peux avoir une relation amoureuse avec quelqu’un, que tu ne vas pas être puni pour ça, que c’est beau et que c’est quelque chose de valorisant, c’est ce que je veux faire, dit-il.
Rares sont les séries ou les films à représenter explicitement la sexualité des personnes queer à l’écran.
Je voulais faire un show qui était "horny", pourquoi pas? Les personnes queer, on est des personnes sexuelles aussi. Ne pas voir ça [à l’écran], c’est plate!
Selon lui, l’existence de sa série est politique, mais son ambition personnelle consiste à raconter des histoires au public et non pas à changer le monde. Oui, il aime mettre en images des récits queer, mais il aime surtout proposer des histoires engageantes.
C’est super cool qu’on ait un public partout et que ce [ne soit] pas uniquement fait pour les trois gens qui peuvent dire : "Ah, ça, c’est moi", explique-t-il.
On peut trouver un peu de tout le monde dans Shane, Ilya et Scott, [peu importe] qu’on soit un homme ou une femme, qu’on soit trans ou pas, qu’on connaisse le hockey ou pas.

La série Rivalité passionnée est pimentée de scènes sensuelles.
Photo : Bell Media
Des chansons québécoises en trame sonore
Tournée entre Montréal et Toronto, Rivalité passionnée fait entendre plusieurs chansons québécoises, dont Lumière, d’Alfa Rococo, Chelsea mon amour, de Philippe B, et Une journée parfaite, de Dumas.
J’ai mis de la musique que j’aime, explique Jacob Tierney.
Les chansons de Dumas étaient habituellement retenues une vingtaine de fois par semaine sur Shazam aux États-Unis. Grâce à cette série, ce nombre a grimpé à 10 000.
C’est une belle surprise, dit l’artiste. C’est la preuve que la langue n’est pas une barrière pour faire voyager la musique québécoise.
Il espère que Jacob Tierney sera imité par d’autres réalisateurs, car la diffusion d’une chanson québécoise dans une série rapporte des droits d’auteur. Et le montant est décuplé quand la série est diffusée à l’international.
Ça fait une différence pour l’artiste et le label, souligne Dumas. Dans un monde de plateformes numériques, on n’a plus beaucoup de revenus avec le streaming. Une des dernières sources de revenus, c’est le placement de chansons dans des séries, des films et des publicités.
Avec les informations de Nabi-Alexandre Chartier

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5 months ago
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