Language Selection

Get healthy now with MedBeds!
Click here to book your session

Protect your whole family with Orgo-Life® Quantum MedBed Energy Technology® devices.

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Le Québec en deuil de Béatrice Picard, « une comédienne hors du commun »

5 months ago 61

PROTECT YOUR DNA WITH QUANTUM TECHNOLOGY

Orgo-Life the new way to the future

  Advertising by Adpathway

L’annonce mardi du décès, à 96 ans, de la comédienne québécoise Béatrice Picard a suscité une vague de réactions attristées au départ de cette grande dame du théâtre et de la télévision, qui aura exercé son métier quasiment jusqu’au bout.

C’était une comédienne hors du commun qui a gardé son énergie jusqu’à la fin, a décrit, sur ICI RDI, la metteuse en scène Lorraine Pintal. C’était une jeune comédienne qui ne vieillissait pas, elle était prête à tout.

Les plus jeunes metteurs en scène, comme les metteurs en scène plus aguerris, on faisait appel à elle parce qu’elle était d’une ouverture, d’une disponibilité et d’un talent fous, a-t-elle ajouté, confiant sa grande tristesse devant la disparition de celle qu’elle considérait comme une légende, aussi à l’aise dans des registres dramatiques que plus légers.

8:44

L'actrice et metteure en scène Lorraine Pintal a commenté le décès de Béatrice Picard.

Pour Anne-Marie Cadieux, Béatrice Picard était un monument. Les deux femmes ont joué ensemble, pour la première fois, dans le court métrage Suzanne et Chantal, de Rachel Graton, alors que Béatrice Picard avait 92 ans.

C'est un modèle pour toutes les comédiennes, et pour les femmes, a-t-elle expliqué à Il restera toujours la culture. [C'est] une femme qui a gardé cette curiosité intellectuelle, sa passion malgré le temps qui passe.

« Rue principale » à la radio en 1958 avec les comédiens Béatrice Picard et Jean-Pierre Masson.

Les comédiens Béatrice Picard et Jean-Pierre Masson jouent «Rue principale» à la radio en 1958.

Photo : Radio-Canada / Henri Paul

Béatrice Picard, « une trooper », selon Sophie Faucher

La comédienne Sophie Faucher partage aussi des souvenirs impérissables avec son ancienne partenaire de jeu, avec qui elle a foulé la scène en 2008 pour la pièce Huit femmes.

« Béatrice, c’était vraiment une trooper. J’ai fait un spectacle avec elle qui s’appelait Huit femmes. Nous étions huit femmes et nous sommes parties en tournée sur les routes du Québec, et je crois que je n’ai jamais autant ri », s’est-elle souvenue en entrevue sur ICI RDI.

Je me prépare pour une tournée, je pars demain pour Baie-Comeau et je sais que ça, Béatrice, c’est ce qu’elle aimait le plus : prendre la route avec les camarades.

6:07

L'actrice Sophie Faucher a partagé ses souvenirs en entrevue à RDI.

D'abord intimidée par cette grande actrice au franc-parler, que sa mère Françoise Faucher avait déjà dirigée dans la pièce Fleurs d'acier, Sophie Faucher a découvert la grande générosité de sa collègue, autant sur la scène que dans la vie personnelle.

Elle veillait à ce que tout le monde soit bien. Elle recevait chez elle avec faste, elle faisait d'un brunch, tout d'un coup, un événement international.

Béatrice Picard l'air sévère.

Béatrice Picard a incarné Augustine dans la pièce «Huit femmes» en 1979.

Photo : Radio-Canada / André Le Coz

Son moteur, c’était le plaisir

Le réalisateur Gabriel Pelletier, qui a dirigé Béatrice Picard dans Ma tante Aline (2007) pour l’un de ses rares premiers rôles au grand écran, se souvient avec vivacité de l’énergie contagieuse de l’actrice, alors âgée de 78 ans, sur le plateau.

La comédienne interprétait le rôle de tante Aline, une femme démunie, ancienne chanteuse de cabaret un peu excentrique, menacée d’être placée dans un centre d’hébergement. Elle donnait la réplique à Sylvie Léonard dans le rôle de sa nièce, chez qui elle débarquait en semant le chaos.

C’était un rôle extrêmement exigeant. Là-dedans, elle faisait les 400 coups, elle se promenait en scooter, elle dansait du hip-hop. Elle était très game, elle ne reculait devant absolument rien, se souvient Gabriel Pelletier.

Et surtout, elle était tout le temps dans le plaisir, c’est une femme qui souriait tout le temps. Il n’y avait pas de problèmes, il n’y avait que des solutions. Et elle était extrêmement humble.

Une femme fume une cigarette en lisant un livre.

Béatrice Picard dans le film Ma tante Aline (2007) de Gabriel Pelletier

Le cinéaste évoque aussi la grande générosité de Béatrice Picard, qui dépassait largement le cadre de son métier. Oui, sa carrière comptait beaucoup, mais elle ne faisait pas que ça. J’ai eu la chance de rencontrer ses enfants, quatre gars qu’elle a élevés parfois seule, explique Gabriel Pelletier.

Elle s’impliquait notamment avec l'organisme Les Petits Frères [qui a pour mission de contrer l'isolement chez les personnes aînées]. Et c’est drôle, parce qu’elle allait donner de l’aide à des personnes âgées alors que, souvent, elle était plus âgée qu’elles.

Je pense que sa générosité et sa bonne humeur ont été pour moi une leçon de vie, une leçon de comment vieillir, de toujours trouver le plaisir dans ce qu’on fait, dans ce qu’on est, et elle était comme ça. C’était le secret de sa longévité et de son succès.

Cordélia Lamontagne (Béatrice Picard) parle au téléphone dans le téléroman « Grand-papa » en 1976.

Béatrice Picard a interprété Cordélia Lamontagne dans le téléroman « Grand-papa » en 1976.

Photo : Radio-Canada / André Le Coz

La comédienne Marie-Thérèse Fortin, porte-parole des Petits Frères, a aussi côtoyé Béatrice Picard, qui était marraine de l'organisation depuis 2007. Elle déplore la perte d'une grande actrice, mais aussi d'une grande citoyenne.

« C’était une figure importante pour Les Petits Frères, pour nos grands aînés qui la recevaient, qui la voyaient à chaque Noël, à Pâques, dans des rassemblements. C’était pour eux la figure des Petits Frères » explique l'actrice.

« Elle voyait ça comme une action citoyenne, elle était convaincue qu’il fallait entourer les personnes âgées, surtout celles qui vivaient une forme d’isolement social. Elle les appelait "ses étoiles", en disant "les étoiles, elles sont vieilles, mais elles brillent pareil". »

Béatrice Picard dans « Je vous ai tant aimé » en 1958.

Béatrice Picard dans « Je vous ai tant aimé » en 1958.

Photo : Radio-Canada / Henri Paul

Si Marie-Thérèse Fortin a souvent croisé Béatrice Picard au fil de sa carrière, elle n'a jamais joué à ses côtés, mais elle la place parmi les plus grandes actrices de l'histoire du Québec.

Pour les actrices de ma génération, Béatrice Picard était une figure d’actrice qu’on voulait devenir plus tard. C’était celle qui nous inspirait, on voulait être comme elle, elle était magnifique et elle était très présente au petit écran. 

L'hommage de Duceppe

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, la compagnie Duceppe a évoqué la quarantaine de pièces jouées par Béatrice Picard pour cet emblématique théâtre montréalais : Harold et Maude, de Colin Higgins; Délicate balance, d’Edward Albee; Les belles-sœurs, de Michel Tremblay; Bonne fête Maman, écrite pour elle par Elizabeth Bourget; ou encore La mort d’un commis voyageur, d’Arthur Miller, et La chatte sur un toit brûlant, de Tennessee Williams, dans lesquelles elle donnait la réplique à Jean Duceppe lui-même.

En 1962, « Bousille et les justes » avec Béatrice Picard, Jean Lajeunesse, Gratien Gélinas, Yves Létourneau et Jean Duceppe.

En 1962, « Bousille et les justes » avec Béatrice Picard, Jean Lajeunesse, Gratien Gélinas, Yves Létourneau et Jean Duceppe.

Photo : Radio-Canada / André Le Coz

Tout au long d’une carrière immense, d’un parcours artistique aussi varié que prolifique qui s’est étalé sur 75 années, Béatrice Picard a marqué notre histoire culturelle. Bouillonnante d’enthousiasme, vive, vraie, féministe des premières heures et mue par une passion sans répit, elle a su captiver les Québécois et les Québécoises par son talent et sa personnalité, a écrit le théâtre.

Outre son talent et sa passion, sa détermination et son indépendance d’esprit ont fait de Béatrice Picard l’une des plus vigoureuses bâtisseuses de notre culture, a ajouté Duceppe au sujet de celle qui était, il y a quelques années encore, membre de son conseil d’administration.

Gilles Duceppe, ex-chef du Bloc québécois et fils de Jean Duceppe, fondateur de la Compagnie Jean-Duceppe qui a donné son nom au théâtre à partir de 1991, a bien connu Béatrice Picard. Il a notamment siégé avec elle au conseil d'administration de l'entreprise, dont il a été le président pendant plusieurs années.

6:04

Entrevue avec Gilles Duceppe, fils du fondateur de la compagnie de théâtre Duceppe.

« Je l’ai vue avec papa dans La mort d’un commis voyageur; c’était l’un des plus beaux rôles de mon père et l’un de ses plus beaux rôles à elle », s'est-il souvenu sur les ondes d'ICI RDI.

« Elle a joué 41 pièces chez Duceppe, mais moi, je me rappelle surtout Angélina Desmarais dans [la série télévisée] Le survenant. Elle boitait, elle jouait de l’orgue, elle était amoureuse du survenant, qui lui était amoureux de Bedette, incarnée par Marjolaine Hebert. C'était des téléromans auxquels on était attaché », a-t-il raconté.

C'était une femme extraordinaire, mais elle est restée simple. Elle ne se prenait pas pour une autre, même si elle a reçu les ordres du Canada et du Québec. Jouer dans tant de pièces, de films et de téléromans, il faut quand même le faire.

Une scène de « Rosa » avec Denise Proulx, Denise Filiatrault et Béatrice Picard en 1975.

Béatrice Picard (droite) a joué dans «Rosa» avec Denise Proulx (gauche) et Denise Filiatrault en 1975.

Photo : Radio-Canada / Jean-Pierre Karsenty

Guylaine Tremblay, qui a joué aux côtés de Béatrice Picard chez Duceppe dans C’était avant la guerre à l’Anse-à-Gilles, de Marie Laberge, à la fin des années 1990, a déclaré sur Facebook : Ton énergie, ta passion du jeu et ton grand respect du public vont continuer de m'inspirer!

Béatrice Picard n'est plus? Mais, non! Elle va revenir! Jamais je n'oublierai Angélina! a de son côté écrit l’actrice et metteuse en scène Louise Latraverse.

Une star qui ne se croyait pas star

Sur Facebook, le chroniqueur, réalisateur et producteur Stéphane Laporte s'est souvenu de celle qui fut sa voisine de ruelle quand, enfant, il vivait dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal.

À la fin des années 1960, Béatrice Picard était une star de la télévision et du théâtre. Elle jouait dans la sitcom le plus regardée de la télé, Cré Basile, et dans les télé-théâtres des Beaux Dimanches. Elle était reconnue autant par le grand public que par l’élite. Et dans ce temps-là, c’était deux mondes très éloignés. Rares étaient les artistes qui naviguaient d’un à l’autre.

Pas une fois que je ne l’ai vue dans la ruelle, sans la trouver gentille. Sans la trouver vraie. Une star qui ne se croyait pas star. Les plus grandes, a-t-il écrit, pour conclure son message.

Le milieu politique réagit

En point de presse, le premier ministre du Québec, François Legault, a salué la mémoire de la comédienne – une femme tellement gentille – en évoquant son souvenir de jeunesse de l'avoir regardé sans faute, tous les mardis soirs, dans la série Cré Basile. On a eu beaucoup de plaisir et elle a amélioré notre qualité de vie, a-t-il précisé.

Elle laisse une trace indélébile dans la culture québécoise, a ajouté François Legault sur la plateforme X.

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a également réagi. Sa vivacité, sa joie et son humour ont fait les délices de plusieurs générations [...]. Il n'est pas exagéré de dire que nous avons tous et toutes le souvenir d'au moins l'un des rôles, sinon plusieurs, qu'elle a joués en plus de 60 ans de carrière. C'est le signe le plus certain de l'immense rôle qu'elle a joué dans la culture québécoise, a-t-il indiqué sur Facebook.

De son côté, la co-porte-parole de Québec solidaire Ruba Ghazal a souligné, sur X, que la comédienne avait marqué notre imaginaire, du théâtre et du cinéma jusqu’à la voix de Marge Simpson.

Elle laisse derrière elle un héritage lumineux, a-t-elle ajouté.

Laurette Lesieur (Béatrice Picard) avec Henri Lesieur (Denis Drouin) dans « Le paradis terrestre » en 1971.

Laurette Lesieur (Béatrice Picard) avec Henri Lesieur (Denis Drouin) dans «Le paradis terrestre» en 1971.

Photo : Radio-Canada / André Le Coz

Quant à la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, elle a déploré la perte, pour sa ville, d’une figure marquante du théâtre et du cinéma québécois.

Béatrice Picard a fait rayonner notre scène artistique pendant plus de six décennies. Elle aura marqué plusieurs générations par sa fougue et sa joie de vivre contagieuse, a-t-elle publié sur X.

Read Entire Article

         

        

Start the new Vibrations with a Medbed Franchise today!  

Protect your whole family with Quantum Orgo-Life® devices

  Advertising by Adpathway