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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayDifficile de croire que la pétillante Jessica Barker cumule déjà 40 ans de carrière. Cette actrice, animatrice, chroniqueuse et autrice fait un retour au jeu dans la série Mea culpa. Elle revient sur des moments marquants de sa carrière et nous fait quelques confidences.
Comment est née votre passion pour la comédie?
En réalité, je me voyais devenir réceptionniste! Je trouvais ça vraiment cool de parler au téléphone, de prendre des notes sur des petits calepins roses et d’avoir des faux ongles! Mon père travaillait dans une agence, et un jour on m’a demandé de remplacer une petite fille dans une publicité. Quelques années plus tard, une directrice de casting est venue dans ma classe parce qu’elle cherchait une fillette pour un film d'André Mélançon, Le lys cassé. J’avais huit ans.
Votre dernier rôle remonte à cinq ans.
J’ai joué l'agent Moffatt dans la dernière saison d'Unité 9. C'est toujours particulier de rentrer dans le décor d’une émission que tu regardes dans ton salon. Je me rappellerai toujours ma première journée de tournage, quand j’ai fait mon entrée dans la prison.
Tu as beau savoir que c'est ton travail, tu ne t'habitues jamais. J’ai vécu un peu le même genre d'expérience avec Le club des 100 watts.
Claudine Moffatt (Jessica Barker) - Unité 9 Photo : Facebook Aetios Productions
De quel rôle êtes-vous particulièrement fière?
Ma plus grande fierté, c’est d'être encore là et de me sentir à ma place. C'est difficile de passer à travers les années, les époques, les styles.
Quarante ans de carrière, c'est immense, c'est une vie.
On peut maintenant vous voir dans Mea culpa. Qu’est-ce qui vous a attirée dans cette production?
La réalisatrice Miryam Bouchard et moi avions déjà travaillé ensemble, et ça a été pour moi une grande rencontre. C’est une capitaine de bateau, une leader, une créatrice extraordinaire qui a, selon moi, ajouté une signature féminine à Mea culpa. Elle a un côté très maternel avec ses acteurs et elle porte beaucoup d’amour à ces personnages.
Où et quand voir Mea culpa?
Le mardi à 20 h sur ICI Télé
Vous incarnez Marie-Dominique, la conjointe de Rémi qui est tétraplégique. Comment vous êtes-vous préparée à jouer une proche aidante?
J’ai tout appris grâce à Caroline, qui était ma coach sur le plateau. Son fils Olivier est tétraplégique et ils ont été notre référence, à Dany Boudreault et moi. On sollicitait beaucoup Caroline parce qu’on voulait par-dessus tout que les personnes en situation de handicap trouvent ça réaliste. De son côté, Dany a dû notamment apprendre à se positionner dans sa chaise. On a d’ailleurs développé, lui et moi, une grande complicité dans notre recherche obsessionnelle de crédibilité! Je devenais parfois son aidante naturelle en lui rappelant de se lever, de boire de l’eau…
C'est aussi la première fois que vous jouez une mère!
Moi qui parle de maternité dans un documentaire, un balado et un livre, ça m'a fait tellement plaisir! La rencontre avec l’extraordinaire Jasmine Lemée a été d'une simplicité désarmante. J’y ai cru immédiatement, j'ai tout de suite eu envie de la prendre dans mes bras.
La série aborde des thématiques comme la justice réparatrice.
Cette série permet d'amorcer des conversations, de se questionner, de nous confronter à nos limites. Se retrouver devant quelqu'un qui aurait agressé ou tué une personne qu'on aime doit être extrêmement difficile. Mais qu'est ce qu'on fait avec ces gens-là?
Si la vie m'amenait à faire une médiation en justice réparatrice, je pense que j'irais, par désir de poser des questions. Cela doit être extrêmement difficile et je ne sais pas si je serais capable d'accorder mon pardon.
L’amitié et la sororité sont également très présentes dans Mea culpa.
Sororité est l’un des mots qui emplissent mon cœur de joie. Plus les femmes seront solidaires, plus on pourra avancer. Il y a encore tellement d'iniquité. L’amitié est un des éléments forts de la série. L'amitié est aussi au cœur de ma vie, mais ce n’est pas un long fleuve tranquille. Il y a des discussions, des remises en question, sans forcément que ce soit conflictuel.
On se rappelle de votre campagne Fuck Facebook en 2008. Où en êtes-vous dans votre réflexion aujourd’hui?
Avec mon associée, qui est aussi une amie, on se dit que ce serait le bon moment pour relancer ça. Il y a même des gens qui m’écrivent sur Instagram à ce sujet! Je ne sais pas comment on pourrait rentrer ça dans notre horaire.
Je pense toujours que Facebook est toxique. La différence est qu’à l'époque, je n'étais pas du tout sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, il y a une partie de moi qui l'apprécie beaucoup.
Vous êtes aussi chroniqueuse écoanxieuse à Bonsoir bonsoir. Qu’est-ce qui vous rend écoanxieuse en ce moment?
C’est drôle, je parlais déjà de mon écoanxiété il y a 15 ans à Des kiwis et des hommes. Ça fait longtemps que j’essaie de trouver des solutions. En ce moment, je suis un peu traumatisée par l'utilisation du sel dans les rues qui, au final, se retrouve dans les égouts. Je doute que ce soit bon pour le Saint-Laurent. J’ai hâte au retour de Bonsoir bonsoir. J’adore parler d’écoanxiété avec Jean-Philippe Wauthier et, surtout, le gosser; c’est mon mandat sur Terre!
Jessica Barker à Bonsoir bonsoir1
Photo : La production est encore jeune
On ne peut évidemment pas faire l’impasse sur Les intrépides. Ça devait être toute une aventure de tourner à l’étranger à seulement 13 ans!
On m’en parle chaque semaine et je ne m’en tanne pas!
J'ai été quatre mois à Paris. Ma famille est venue me voir plusieurs fois, mais je m'ennuyais solide de mes amis. À l’époque, le téléphone coûtait cher, et j'ai monté des bons bills! Quand tu es ado et loin de chez toi, tu perds tes repères, mais en même temps c'est super excitant. Lorànt Deutsch a vécu la même chose quand on a tourné à Montréal. On a essayé de recréer une bulle de normalité : on s’est présenté nos amis, on s’invitait à manger dans nos familles. Lorànt faisait une fixation sur le Saint-Hubert et il en mangeait tout le temps! Moi, en France, je capotais sur les murs de yaourts!
La relation avec Lorànt Deutsch a été quelque peu houleuse pendant les tournages.
On en rit maintenant, mais on s’est tapé sur les nerfs, comme des frères et sœurs. On était hyper différents : Lorànt avec son côté un peu vieille France et moi avec mon tempérament d’adolescente explosive. J'ai toujours mis de l'avant que j'étais féministe, et il essayait de me fâcher avec des blagues machos. Jacques Payette, le réalisateur, nous disait : « Vous ne vous parlez que pendant les dialogues; le reste du temps, donnez-vous un break. » Mais on avait une complicité extraordinaire. On se donne des nouvelles régulièrement.
Jessica Barker et Lorànt Deutsch dans « Les intrépides » Photo : Unis TV
Questions en rafale
Quelle est votre émission coup de cœur du moment?
Qui a poussé Mélodie?, à Télé-Québec. C’est drôle et intelligent! Et il y a des enquêtes.
À quoi ressemblerait votre émission de rêve ?
Je suis vraiment jalouse du docteur Kfouri qui anime Les poilus, ce merveilleux talk-show animalier. J'adore les animaux, je pourrais en parler éternellement. Il y a tellement de choses à découvrir. J'ai un chien, Chapeau, un lézard et un immense aquarium, mais sans poissons parce qu'ils sont tous morts.
Jessica Barker nous présente son beau chien Chapeau. Photo : Trio orange

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1 year ago
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