Popularisée en 1990, Les filles de Caleb a fasciné plus de 3 millions de téléspectateurs et téléspectatrices. La série est maintenant sur ICI Tou.tv (Nouvelle fenêtre). Certaines personnes en font la découverte, mais pour d’autres, c’est le moment d’y replonger avec un regard neuf.
Stéphane Leclair passe une heure avec le duo Émilie Bordeleau (Marina Orsini) et Ovila Pronovost (Roy Dupuis), covedettes de la série, à son émission Les grands entretiens.

Marina Orsini et Roy Dupuis lors de leur passage à l'émission Les grands entretiensPhoto : Radio-Canada / Ronald GeorgesRadio-Canada / Ronald Georges
Ovila était-il vraiment le pas fin dans l’histoire?
J’avais une dizaine d’années lorsque Les filles de Caleb a été diffusée à la télé. Je me souvenais d’une passion amoureuse brûlante, et qu’Ovila était l’ingrat qui s’était poussé dans le bois et qui avait laissé sa famille en plan.
Récemment, j’ai réécouté chaque épisode. Outre mon bonheur de revoir les belles robes d’époque, les paysages apaisants, les comédiens et comédiennes qui commençaient leur carrière, j’ai été surprise de ma nouvelle interprétation de cette relation. Je voyais une passion amoureuse, oui, mais avec des gens un brin immatures émotionnellement et avec peu de capacité à se parler. En rajoutant une couche de pauvreté et de misère, c’est sûr que ça ne peut pas aller comme sur des roulettes.
« Pour moi, c’est clair, ils ont été tous les deux victimes de leur époque. Pour les deux, ç’a été extrêmement difficile. Oui, on a eu le point de vue d’Émilie, mais ni l'un ni l’autre ne voulait se quitter. »
Roy renchérit : En psychologie, il y a un phénomène qui se produit, et c’est toujours l’absent qui a tort. Dans la série, on restait avec Émilie, à la maison, on ne voyait pas ce qu’Ovila faisait, alors que c’est ce qu’il devait faire pour faire vivre sa famille.
Le duo parle d’absence, de la lourdeur de la monoparentalité vécue par Émilie et des choix de vie déchirants d’Ovila : le travail loin de sa famille, la réalité de nombreux hommes à cette époque.

Ovila Pronovost et Émilie Bordeleau, les personnages principaux des Filles de Caleb, en 1990Photo : Michel GauthierMichel Gauthier
La chimie opère entre Marina et Roy
Si vous avez déjà écouté la série, c’est évident que Roy et Marina étaient un bon choix pour cette histoire d’amour. Le duo raconte l’histoire de leur première rencontre.
Le comédien devait se rendre sous peu en France pour travailler avec Jean Genet, mais il est quand même allé à la rencontre avec le réalisateur Jean Beaudin et Marina. Il a finalement décidé de rester et de devenir Ovila.
Marina dit : Ta rencontre avec Jean Beaudin a quand même été extraordinaire. Notre rencontre aussi, il y avait une aisance, une chimie… Jean voyait ça. Je pense que c’est notre côté brut à tous les deux. On était comme deux pierres brutes. C'est ça qui marchait entre nous. On ne le savait pas, mais c’était là, ça existait. C’était naturel.
Si vous êtes fan de la série, vous allez adorer cette longue entrevue. On entend le bonheur du duo de se raconter une époque marquante de leur vie.
Tous les sujets et secrets de tournage abordés dans cette heure :
- Le tournage magique : 200 jours, une série télé, mais filmée comme au cinéma
- Les défis des tournages extérieurs (l’accouchement d’Émilie dans la neige)
- Émilie, la femme avant-gardiste
- Ovila le romantique, un personnage proche du comédien
- Roy Dupuis, entraîneur de chevaux sur le plateau
- La fameuse scène d'accouplement des chevaux (Nouvelle fenêtre)
- Le retrait du deuxième épisode sur Netflix
- La connexion incroyable entre le trio Roy, Marina et Jean
- Le début de la Fondation Rivières (Nouvelle fenêtre)
- Le choix de vivre à la campagne
- Vivre avec la célébrité et le contact avec le public

Mathieu Beauchamps, Marina Orsini, Stéphane Leclair et Roy DupuisPhoto : Radio-Canada / Ronald GeorgesRadio-Canada / Ronald Georges

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6 months ago
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