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Steve Hackett à Montréal pour les 50 ans de The Lamb Lies Down On Broadway

8 months ago 51

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Le célèbre guitariste Steve Hackett, membre de Genesis de 1971 à 1977, est de passage jeudi à la Place des Arts de Montréal pour célébrer les 50 ans du mythique album double The Lamb Lies Down On Broadway de ce groupe britannique. En entrevue, il revient sur son parcours avec Genesis et sur l’enregistrement difficile de ce dernier opus du groupe avec Peter Gabriel.

À 75 ans, Steve Hackett est toujours dans ses valises à parcourir le monde, comme il le fait depuis qu’il s’est joint à Genesis en 1971, au début de la vingtaine. Pour lui, Montréal évoque ses jeunes années avec ce légendaire groupe de rock progressif, qui a présenté son premier concert dans la métropole en avril 1974 au CEPSUM.

Je me souviens qu’on avait vu Procol Harum au même endroit, ce qui est intéressant parce que c’est un groupe qui a eu une grande influence sur Genesis à ses débuts, se souvient-il au bout du fil à quelques jours de son concert à la Place des Arts.

The Lamb Lies Down : accouchement difficile

La tournée qui amène Steve Hackett à Montréal est intitulée Genesis Greats, Lamb Highlights and Solo. En plus de chansons tirées de son vaste répertoire solo, riche d’une trentaine d’albums, le guitariste et son groupe – dont le chanteur Nad Sylvan – interprètent neuf titres de Genesis tirés de l’opus The Lamb Lies Down On Broadway, paru il y aura bientôt 51 ans, le 22 novembre 1974.

Il s’agit du dernier album du groupe avec le chanteur Peter Gabriel, qui a ensuite quitté Genesis en 1975 pour se lancer dans une carrière solo, laissant toute la place au batteur Phil Collins pour concrétiser ses ambitions de chanteur.

Le processus de création de cet album s’est avéré particulièrement ardu puisque des tensions commençaient à se dessiner au sein de Genesis, une ambiance aux antipodes de celle qui avait régné un an plus tôt pour Selling England By The Pound (1973).

Parfois, c’était comme un arrachage de dents. Phil avait un enfant, moi aussi, la femme de Peter était sur le point d’accoucher. Ces pressions se sont fait sentir sur le rythme de travail, se souvient Steve Hackett.

Et Genesis était un groupe très compétitif, très intense [...]. Ce n’était plus vraiment comme les mousquetaires, "un pour tous et tous pour un".

Il existe deux types d’albums : il y a l'immaculée conception, celui qui s’écrit tout seul, et puis il y a l’accouchement difficile, avec la césarienne et le bébé qui sort en hurlant. Et je crois que Lamb Lies Down appartient clairement à cette deuxième catégorie.

Cet album concept – un opéra rock qui serpente dans des mondes fantastiques imaginés par Peter Gabriel – a reçu des critiques mitigées à sa sortie, mais au fil des ans, il a gagné en reconnaissance et jouit aujourd’hui d’un statut culte.

Quitter Genesis, une question d’autonomie

The Lamb Lies Down On Broadway a marqué non seulement le départ de Peter Gabriel mais aussi les premiers pas de recul pris par Steve Hackett, qui travaillait au même moment sur son premier album solo, Voyage Of The Acolyte (1975).

Le guitariste a par la suite signé deux autres albums avec Genesis et son nouveau leader Phil Collins – A Trick Of The Tail et Wind & Wuthering – avant de quitter définitivement le groupe, évoquant entre autres la difficulté de se faire entendre à titre d’auteur-compositeur.

En gros, je suis parti pour des questions d’autonomie, afin d’être suffisamment libre pour enregistrer les chansons que j’avais écrites, résume-t-il. Avec Genesis, le problème, c’est que la coopération de tout le monde était nécessaire pour faire le travail.

Un concert pour les mordus de guitare

S’il comprend plusieurs chansons du sixième opus de Genesis, le concert de Steve Hackett est orienté vers les pièces du groupe qui mettent en valeur la guitare, son instrument de prédilection.

Je commence avec la pièce-titre de Lamb Lies Down parce qu’elle est iconique. La guitare y joue un rôle de soutien, elle est presque inaudible, explique-t-il. Mais sur d’autres chansons comme Fly On The Windshield, la guitare est plus cruciale.

Steve Hackett prévoit aussi interpréter The Lamia, Broadway Melody of 1974, Hairless Heart, Carpet Crawlers, The Chamber Of 32 Doors et Supper’s Ready, tiré de l’album Foxtrot (1972). Le public aura sûrement droit à Firth Of Fifth et son légendaire solo de guitare, si on se fie à la liste de chansons des derniers concerts de la tournée.

Le guitariste puisera également dans son répertoire solo, dont son dernier opus The Circus And The Nightwhale (2024), un album concept aux arrangements méticuleux qui évoque l’épopée de The Lamb Lies Down.

Jusqu’à aujourd’hui, j’ai choisi de rendre hommage à la musique que nous avons faite tout en célébrant le présent et le futur. Je ne veux pas que Genesis devienne un lieu abandonné parce que je pense qu’une grande partie de cette musique est de première classe.

Il reste encore quelques billets pour le concert de Steve Hackett jeudi soir, qui sont disponibles sur le site de la Place des arts (nouvelle fenêtre).

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